Vientiane



Les bagages sont enfin prêts ! J’espère que je n’aurais pas trop de frais à payer pour le surplus !
Je monte dans l’avion et je m’installe à coté de mes amis. Nous ne parlons que très peu, je crois que ce voyage est si marquant pour notre vie future qu’il en inhibe notre intellect.
Le signal sonore me rappelle à l’ordre; il est 14h00, nous allons décoller !
Durant le trajet, mon excitation m’empêche de dormir….Une escale à Hanoi me permet néanmoins de me dégourdir les jambes… mais 3h25 d’attente aux portes même de mon pays m’exaspèrent !
Je sors de la douane et au risque d’avoir un torticolis je cherche nerveusement ma cousine venue me chercher.
En la voyant, un sourire extériorise ma joie ! Et je me demande combien de temps, j’arriverai à retenir toutes ces émotions prêtes à éclater.
La voiture s’arrête, nous entrons dans la cour, ma tante nous attend avec impatience.
Me voici donc dans les bras d’une partie de ma famille; ces émotions que j’ai eues à retenir inondent tel un tsunami mes yeux !
Alors que deux océans nous séparaient, nous ne pouvions dialoguer que par téléphone !
Le chien Tuly se mêle à notre joie en aboyant juste ce qu’il faut; il fait si chaud que le moindre effort ruisselle sur le visage. Moi-même n’étant plus habitué, je vais vite chercher de l’ombre dans la demeure.
Dans mon assiette, toutes les saveurs ravivent mes souvenirs d’enfance et à un rappel (j’en ai pris trois fois !); ma famille cuisine admirablement bien !
D’ailleurs, il n’y pas que moi à se régaler à cette tablée; j’offrais aux moustiques de la maisonnée leur plat principal, leur succulent dessert et peut-être leur digestif ! Apparemment, ces méchants insectes savent différencier le touriste d’un local. En effet; ils ne piquent que moi !
Après ce repas, nous décidons de visiter le Patouxai.
Auparavant nous flânons le long du Mékong. Cette flânerie nous conduit à la statue du roi Anouvong au bord du Mékong puis aux abords de That Dam.


Nous voici devant l’entrée de Patouxai. Je décide de monter pour voir Ventiane de haut.
C’est une ville qui s’étale sans oublier ses parcs et autres jardins; la nature a aussi sa place à Ventiane. Les bâtiments modernes côtoient les vieux édifices sans leur faire de l’ombre, aux sens littéral et imagé.
J’ai dû acheter des tickets d’entrée, les vendeurs sont physionomistes et savent repérer les touristes de mon genre…


Nous allons ensuite faire les marchés; il faut d’une part renouveler les diverses denrées de la maison et d’autre part acheter un spray anti-moustiques; vengeance!
Talat Sao et le marché de l’hôpital 150 lits offrent tous les produits naturels du pays; cela va de la citronnelle aux poissons du Mékong. Les étals sont bien achalandés et organisés méticuleusement. Tous les produits sont frais, les habitués de la conserve seraient malheureux; il n’est d’ailleurs pas rare qu’un vendeur retienne un poisson voulant s’échapper !



En conclusion, Vientiane est une capitale du bien vivre, malgré sa pollution autoroutière. Il y règne une sérénité extraordinaire. Les gens sont aimables, souriant et très respectueux envers autrui, surtout les aînés.
Les rues de la ville sont propres, il y a assez d’arbres de ci de là pour offrir à tous ses habitants la fraicheur de leurs ombres, les gens ne se bousculent pas, ils n’ont pas à courir après le temps… parce que dans mon pays le temps n’est pas un ennemi, c’est un ami.
Si toutefois vous voyez des visages inquiets, voire contrariés… c’est soit parce que ils sont dans un embouteillage ou bien ils sont victimes d’une indigestion de piments !!
Au revoir.


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